Texte publié pour Solidarité Femmes à la suite  du meurtre d’Alexia et des différentes réactions médiatisées.

 

Perte de contrôle ? Accident ?

Une simple dispute ou une crise de couple ne conduisent pas à  un meurtre. La dite « perte de contrôle » de soi traduit en réalité le désir absolu de garder le contrôle d’une personne dont on avait pris possession et qui vous échappe.

Dans 63,44 % des féminicides, (chiffres du ministère de l’intérieur), aucune violence physique n’était connue des forces de l’ordre avant le passage à l’acte du conjoint. D’une part parce-que les femmes les signalent peu par peur de ne pas être entendues, d’autre part parce qu’il existe d’autres formes de violence : psychologiques, économiques, rupture contrainte des liens familiaux et sociaux, toutes les formes de violence qui traduisent l’emprise du conjoint sur sa partenaire et son désir de domination. Ces comportements à risque doivent être signalés aux services de police ou de gendarmerie.

Des associations sont là pour aider les femmes concernées à franchir ce pas.

lutte contre les violences faites aux femmes : nouveau plan du gouvernement

Malgré le renforcement de l’arsenal législatif, des dispositifs de prise en charge ou encore de la formation des professionnels au repérage des violences, « les faits de violences et le nombre de victimes restent dramatiquement stables » : « En France, toutes les sept minutes, une femme est violée ; tous les deux jours et demi, une femme meurt sous les coups de son compagnon ou ex-conjoint, 223 000 femmes [dont seulement 14 % portent plainte] sont victimes chaque année de violences dans le couple »… (voir note)
La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes a donc présenté, mercredi 23 novembre en conseil des ministres, le cinquième plan de lutte et de mobilisation contre toutes les violences faites aux femmes pour la période 2017-2019, dont certaines des 134 mesures sont inspirées du rapport d’évaluation du précédent plan – jugé « globalement satisfaisant » – élaboré par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH) et rendu public mardi 22 novembre. L’Etat engagera à cet effet 125 millions d’euros, soit le double de ce qui avait été dédié pour la période 2014-2016.

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