1 femme sur 5 est victime de violences physiques ou sexuelles et 1 femme sur 2 de violence psychologiques en Europe. Au vu de ces chiffres, nous connaissons forcément tous-tes une femme victime de violences que nous croisons dans notre entourage professionnel, social, ou familial. Et dans la plupart des cas, sans les voir ni savoir quoi faire.

Pour nous permettre de les aider, Clémence Pajot, directrice du Centre Hubertine Auclert, centre de ressources pour l’égalité femmes-hommes, qui lutte notamment contre les inégalités et les discriminations envers les femmes, a établi différentes manières d’accompagner une femme victime de violences à travers des phrases adéquates et un soutien indispensables.

« Je te crois »..,

…est déjà un bon début.

C’est la première réponse que conseille Clémence Pajot à faire à quelqu’un qui se confie à vous après avoir été victime de violences. Ne pas douter de sa parole, même si vous ne voyez ou n’aviez pas vu de traces ou d’indices : les femmes ont souvent «tendance à dissimuler leurs coups et leur mal-être», explique Clémence Pajot, et «les auteurs de violences sont souvent de très grands manipulateurs».

Elle avance également qu’il est «parfois difficile de croire qu’une personne a priori “bien sous tous rapports” soit capable de tels actes», et pourtant «toutes les femmes peuvent être concernées et ce, dans tous les milieux sociaux.»

«Je suis là pour t’écouter.»