Être à l’écoute sans émettre de jugements est très important. Clémence Pajot explique que l’une des nombreuses stratégies de l’agresseur est d’isoler la victime :

«C’est faire en sorte que la personne agressée n’ait plus personne à qui se confier ou qui puisse être témoin de ce qui lui arrive.»

«Tu peux compter sur moi.»

Il ne faut jamais brusquer la personne victime de violences et lui dire «tu dois faire ci, tu dois faire ça», mais plutôt la rassurer au mieux en lui rappelant qu’elle peut compter sur vous et que vous êtes là pour l’aider, quoi qu’elle décide de faire.

«Tu as été victime de violences.»

Beaucoup de personnes ont tendance à dire que les «femmes se sont fait violenter», ce qui suppose que ce serait de leur faute : «Il ne faut jamais inverser la faute, c’est toujours l’auteur de l’agression qui est coupable», tient à préciser Clémence Pajot. Elle ajoute qu’il est très important «de mettre des mots sur ce qu’elle vit».

«C’est grave.»

«C’est grave, quelle que soit la forme de violence», et c’est puni par la loi. Clémence Pajot nous rappelle que le premier type de violence est psychologique, mais «qu’on a tendance à l’oublier». Viennent ensuite les violences physiques, sexuelles, verbales et économiques et qu’elles peuvent se faire «au sein du couple, au travail ou dans la rue.»

«Tu n’y es pour rien.»