Rappeler à la personne victime de violences qu’elle n’y est pour rien car l’agresseur aura toujours tendance à vouloir la rabaisser et à lui faire croire qu’elle est responsable de sa situation. Cette culpabilisation se traduit par de nombreuses remarques passives-agressives, «t’es maladroite», «t’es nulle», «tu ne sers à rien», «si je m’énerve, c’est parce que t’es bonne à rien» etc. Et «quand on est sous emprise, on doute encore plus de tout» ajoute Clémence Pajot, ce qui rend l’estime de soi encore plus difficile pour la victime.

«Tu n’es pas coupable.»

La manière de s’habiller ou le fait d’être sortie à tel endroit, à telle heure ne justifiera jamais le droit de violenter une femme. Comme l’explique Clémence Pajot à BuzzFeed France, «porter une jupe n’est pas un crime et jusqu’à preuves du contraire, l’espace public appartient à tout le monde.» Elle avance également que «toutes les femmes peuvent subir une forme de violence, quel que soit le physique, quelle que soit la tenue».

En Égypte par exemple, une organisation a créé Harrassmap, une application qui permet de signaler et recense les actes d’harcèlement sexuel. Dans un article deRue89, la déléguée générale de l’organisation Reem Wael expliquait entre autres recevoir des témoignages de femmes voilées :

«Nous avons des témoignages de femmes qui sont harcelées alors qu’elles sont complément voilées, certaines ont même le visage caché, ce qui prouve que ce n’est pas le vêtement que l’on porte qui est la cause du harcèlement.»

«Ce que tu vis n’est pas normal.»

L’agresseur est le seul responsable, RIEN ne justifie l’agression.

«Tu peux te faire aider.»